Heinz Harmel (1906-2000) : Général de brigade allemand

Heinz Harmel (1906-2000)  est un général de brigade allemand de la Seconde Guerre mondiale.

Biographie

Heinz Harmel naît le 29 juin 1906 à Metz, la plus grande place forte du Reich allemand. Fils d’un médecin militaire du 67e régiment d’infanterie de Magdeburg, la carrière militaire de Heinz Harmel semble déjà tracée. Il se porte volontaire en 1926, s’engageant dans la 15e Compagnie du 6e Régiment d’infanterie du Schleswig-Holstein à Ratzeburg. Mais l’armée allemande, dont les effectifs sont juridiquement limités à cette époque, ne lui permet pas de faire carrière. Il continue cependant à servir dans la réserve.

Le 2 octobre 1935, il réintègre l’armée d’active, avec le grade d’adjudant (Oberscharführer) dans la 1ère Compagnie du régiment SS « Germania », à Hambourg. Le 30 janvier 1938, il obtient le grade de premier lieutenant (Obersturmführer). Après l’annexion de l’Autriche au Reich allemand en mars 1938, Harmel suit le deuxième bataillon de son régiment à Klagenfurt, capitale de la Carinthie. Là, il est nommé chef de la 9e Compagnie du nouveau régiment « Der Führer ». Le 30 janvier 1939, il est promu capitaine (Hauptsturmführer).

Pendant l’été 1940, il prend part avec sa compagnie aux combats en Hollande et en Flandre, où il reçoit la Croix de Fer de seconde et de première classe, ainsi que l’insigne d’assaut d’infanterie. Il descend ensuite dans le sud de la France. Le 1er janvier 1941, il prend la direction du deuxième bataillon motorisé du régiment SS Der Führer. En avril 1941, il prend part à la campagne de Yougoslavie. A Belgrade, il est promu major (Sturmbannführer). En juin 1941, débute l’offensive allemande contre l’Union soviétique, l’opération Barbarossa. Sous les ordres du SS-Gruppenführer Paul Hausser (1880-1972) de la SS-Panzergrenadierdivision « Das Reich », Harmel est avec son bataillon au centre du dispositif. Il prend part aux combats de Jelna et enfonce les défenses devant Moscou. Ayant, à plusieurs reprises, démontré son courage personnel, il se voit attribuer la Croix allemande en Or, le 29 novembre 1941 en signe de reconnaissance.

Heinz Harmel avec le Generalfeldmarschall Walter Model à Arnhem.Le 4 décembre 1941, il se voit confier la direction du SS-Panzergrenadierregiments Deutschland » pour remplacer le général Hausser, grièvement blessé. Harmel ne devient officiellement commandant d’un régiment de cette division que le 18 juin 1942. Il est promu lieutenant-colonel (Obersturmbannführer) le 20 octobre 1942. Pendant l’hiver 1942-1943, Harmel lutte avec ses hommes du côté de Rjev-Oskol, avec courage et abnégation. Il reprend Kharkov en mars 1943. Il se distingue alors personnellement en attaquant de nuit, avec son véhicule blindé, faisant de son unité le fer de lance de la contre-offensive en cours. Pour ces faits d’armes, il reçoit la Croix de chevalier de la Croix de fer (Ritterkreuz des Eisernen Kreuzes) le 31 mars 1943. Il reçoit en outre l’Insigne de destruction de chars, pour les combattants. Le 20 avril 1943, Harmel est promu colonel (SS-Standartenführer). Le 7 septembre 1943, il reçoit les feuilles de chêne (296e récipiendaire) et l’Insigne des combats rapprochés, en argent.

Du 15 mars 1944 au 27 avril 1944, le colonel Harmel suit une formation au commandement à Hirschberg en Silésie. Le 27 avril 1944, il prend le commandement de la 10e Panzerdivision SS Frundsberg. Le 18 mai 1944, Harmel est promu SS-Oberführer, un grade intermédiaire entre colonel et général de brigade. Le 7 septembre 1944, Harmel est promu SS-Brigadeführer et Generalmajor de la Waffen-SS. Agé de 38 ans, il est surnommé respectueusement « l’ancien » ( « der Alte »), par ses hommes, ces derniers ayant, pour la plupart, moins de 20 ans. La division Frundsberg compte, à l’origine 19 513 hommes, mais elle sera par la suite durement touchée par les combats.

A l’été 1944, la division change de front, passant du front Est au front Ouest, en Normandie. Harmel est chargé de forcer une percée dans les lignes britanniques afin de libérer les unités allemandes, piégées à Falaise. En août 1944, environ 125 000 soldats allemands de la 7e Armée de terre sont alors encerclés. L’opération se solde par de très lourdes pertes et de graves dégâts matériels.

Envoyé avec sa division aux Pays-Bas, il participe à la contre-offensive allemande face à l’offensive alliée de l’opération Market Garden. Il s’illustre à nouveau dans les combats. Pour la défense des pays conquis par l’Allemagne dans la région de Nimègue, il obtient le 15 décembre 1944 la Croix de chevalier de la Croix de fer « avec feuilles de chêne et glaives » (Ritterkreuz des Eisernen Kreuzes mit Eichenlaub und Schwertern). Sa division est ensuite transférée en Alsace, où Harmel est chargé d’établir une tête de pont vers la poche de Colmar. Il termine la guerre en mai 1945 à Spremberg dans le Brandebourg, d’où il part en captivité.

Quarante ans après les combats de Normandie, dans le cadre de la réconciliation franco-allemande, Heinz Harmel a reçu une Médaille commémorative à Bayeux. Heinz Harmel est l’un des officiers allemands les plus décorés.

Distinctions

  • Croix de chevalier de la Croix de fer, avec feuilles de chêne et glaives
  • Croix de chevalier (31 mars 1943)
  • Croix de chevalier avec feuilles de chêne (7 septembre 1943)
  • Croix de chevalier avec feuilles de chêne et glaives (15 décembre 1944)
  • Citation militaire Nennung im Wehrmachtsbericht (16 juillet 1944)
  • Médaille du front de l’est 1941-42
  • Croix allemande (Deutsches Kreuz ), en Or (29 novembre 1941)
  • Croix de fer, 2nde et 1ère classe (1939)
  • Insigne des combats rapprochés, en argent
  • Insigne de destruction de chars, pour les combattants
  • Insigne d’assaut d’infanterie, en argent
  • Insigne de blessé de guerre, en bronze (1939).

Sources

  • Berger, Florian: Mit Eichenlaub und Schwertern. Die höchstdekorierten Soldaten des Zweiten Weltkrieges. Selbstverlag Florian Berger, 2006.
  • Fellgiebel, Walther-Peer: Die Träger des Ritterkreuzes des Eisernen Kreuzes 1939-1945. Podzun-Pallas, Friedburg, 2000.

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Heinz Harmel est un officier allemand, représentatif du cercle des officiers disparus de Metz.

A propos Erasmus

L'auteur est un patriote européen, attaché à la démocratie. Il condamne tous les extrémismes, qu'ils soient religieux ou politiques.
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