François Antoine Lallemand (1774-1839) : général français

François Antoine Charles Lallemand, né à Metz le 23 juin 1774 et mort à Paris le 9 mars 1839, est un général du Ier Empire français.

Biographie

De la Révolution au Consulat

Frère aîné d’Henri Dominique Lallemand, il naît à Metz le 23 juin 1774. Il reçoit une bonne éducation. Engagé comme volontaire dans la 16e compagnie d’artillerie légère, formée à Strasbourg le 1er mai 1792, François Antoine Lallemand fit dans ses rangs les campagnes de l’Argonne et de Trèves. Il entra le 1er mars 1793 dans le 1er régiment de chasseurs à cheval, avec lequel il servit aux armées de la Moselle et de Sambre-et-Meuse. Il fut appelé, au mois de ventôse de l’an III, en qualité d’aide-de-camp provisoire auprès du général Elie, commandant de la 2e division militaire, puis vint à Paris, dans le mois de prairial suivant, avec le général Loisori qui le conserva à l’état-major de la 17e division militaire. Le 13 vendémiaire il défendit la Convention dans les rangs de l’état-major du général Napoléon Bonaparte. Il obtint le brevet de sous-lieutenant de dragons et celui d’aide-de-camp. Nommé lieutenant des Guides à cheval de l’armée d’Italie en l’an V, il partit pour l’Égypte en l’an VI et devint capitaine aide-de-camp du général Junot pendant le siège de Jaffa. Bonaparte l’employa, à cette époque, comme négociateur auprès de l’amiral Sidney Smith.

Officier de la Grande armée

Chef d’escadron et Chevalier de la Légion d’honneur en l’an XII, le premier Consul le chargea d’une mission à Saint-Domingue, auprès du général Leclerc. À son retour en France, il suivit Junot au Portugal, entra comme major au 18e dragons et fit la campagne d’Autriche. Colonel du 27e dragons, après la bataille d’Iéna, officier de la Légion d’honneur, après la bataille de Friedland, il entra en Espagne en 1808, avec la 11e division de dragons, et revint en France en 1809. Ayant rejoint son régiment en janvier 1810, il fut promu au grade de général de brigade le 6 août 1811. Dès son arrivée en Murcie avec la 2e division de cavalerie il surprit les insurgés et fit beaucoup de prisonniers. Le 21 juin 1812, à Valencia de la Torrès, il mit en déroute une colonne de cavalerie anglaise. En 1813, il servit à la Grande Armée et commanda la cavalerie légère du 13e corps. Pendant la Campagne de France en 1814, il commanda tous les corps danois renfermés dans Hambourg et avant de rentrer en France au mois de mai.

Les Cent-jours

Le gouvernement royal le fit chevalier de Saint-Louis et commandeur de la Légion d’honneur, et lui confia le commandement du département de l’Aisne. À la nouvelle du débarquement de Napoléon Ier, il tenta de s’emparer de la ville et de l’arsenal de La Fère avec les troupes des garnisons de Guise et de Chauny, sans succès. Lallemand fut obligé de fuir avec quatre officiers, mais fut arrêté avec son frère le 12 mars à la Ferté-Milon. Là , il fut conduit à Soissons et emprisonné jusqu’au 21 mars 1815. Nommé lieutenant-général et pair de France, il prit le commandement des chasseurs à cheval de la garde et combattit à Fleurus et à la bataille du mont Saint-Jean. Après ce désastre, il rejoignit Napoléon à Paris et l’accompagna à Rochefort. Pendant que l’Empereur était transféré à bord du Northumberland, le général Lallemand fut envoyé à Malte, comme prisonnier de guerre.

L’Amérique et la monarchie de Juillet

Compris dans la 1re catégorie de l’ordonnance du 24 juillet 1815, le 1er conseil de guerre de la 1re division militaire le condamna à l’unanimité et par contumace, le 20 avril 1816, à la peine de mort. Le général Savary obtint cependant sa liberté. Il passa alors en Perse, puis aux États-Unis, où l’année suivante, il arma quelques bâtiments légers dans le but de fonder au Texas une colonie de réfugiés français, colonie prit le nom de Champ d’Asile. Après de multiples péripéties, il obtint la nationalité américaine. En 1823, il se rendit à Lisbonne, puis à Cadix, pour y défendre la cause des constitutionnels, mais le triomphe des royalistes le força à retourner aux États-Unis. Revenu en France à la suite de la révolution de 1830, il fut rétabli sur le tableau de l’état-major et nommé successivement lieutenant-général, Pair de France, commandant d’une division de cavalerie, inspecteur général de son arme, commandant de la 17e division en Corse, Grand Officier de la Légion d’honneur, commandant la 10e division à Toulouse, membre du comité d’infanterie et de cavalerie, puis président du jury d’examen de l’École militaire. Son nom est gravé sous l’Arc de triomphe de l’Étoile.

Sources

  • Charles Mullié, « François Antoine Lallemand », Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850, 1852.

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François Lallemand est un officier français, représentatif du cercle des officiers disparus de Metz.

A propos Erasmus

L'auteur est un patriote européen, attaché à la démocratie. Il condamne tous les extrémismes, qu'ils soient religieux ou politiques.
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