François Étienne Kellermann (1770-1835) : Général de division français

François Étienne Kellermann (1770 – 1835)  est un général français de la Révolution et du Ier Empire.

Biographie

François Étienne Kellermann naît à Metz le 4 août 1770 dans une famille de militaires. Dès qu’il le peut, il s’engage dans le régiment de hussards de son père, François Christophe Kellermann. En 1793, il rejoint l’armée des Alpes et d’Italie, où il assiste son père en tant qu’aide-de-camp. Inquiété par la Convention nationale, qui lui refuse le commandement d’un bataillon de chasseurs,  François Étienne Kellermann s’engage comme simple volontaire, dans le 1er Régiment de Hussards. Après la libération de son père, François Étienne reprend le commandement de son bataillon avec le grade de chef de brigade.

Promu adjudant-général, il reçoit l’ordre de rejoindre l’armée Bonaparte, qu’il suit à Lodi, Milan et Pavie. Il est affecté ensuite dans la division du général Masséna, qu’il suit à Arcole, Rivoli, et Mantoue. Au passage du Tagliamento, il est blessé de plusieurs coups de sabre dans la charge qu’il exécuta avec le général Dugua. Aliors qu’il n’a que 26 ans, François Étienne Kellermann est promu général de brigade à la demande de Bonaparte. Kellermann commande ensuite en Italie l’avant-garde de la division Macdonald. Il s’illustre à Nepi, à Viterbe qu’il prend d’assaut, et enfin à Naples, montrant un sens aigu de l’initiative et une hardiesse admirable.

Nommé, en l’an VIII, par Bonaparte, à la tête d’une brigade de cavalerie lourde dans l’armée d’Italie, François Étienne Kellermann combat à Marengo, où sa charge de cavalerie est déterminante pour la victoire. Promu général de division le 16 messidor de l’an VIII, François Étienne Kellermann reçoit la Légion d’honneur, le 23 vendémiaire an XII. En l’an XIV, il rejoint la Grande Armée à la veille de la bataille d’Austerlitz où il commande la cavalerie du Ier Corps d’armée sous les ordres du maréchal Bernadotte.

Il est ensuite envoyé dans la péninsule Ibérique sous le commandement de Junot. En 1807, il commande une division de l’armée expéditionnaire du Portugal. Après la bataille de Vimeiro d’août 1808, Kellermann négocie un retrait honorable des troupes françaises. En 1809, François Étienne Kellermann remplace le maréchal Bessières dans le commandement en chef de l’armée septentrionale d’Espagne. Après une série de victoires, il rentre en France. La maladie l’empêche de participer à l’invasion de la Russie. En 1813, François Étienne Kellermann fait la campagne de Saxe avec le corps du maréchal Ney, un autre mosellan. Il combat à Rippach, puis à Lützen, où il est blessé. À la bataille de Bautzen, François Étienne Kellermann emporta le village de Klix. A la bataille de Wachau, en octobre 1813, Kellermann est bousculé par la cavalerie autrichienne. En 1814, il se bat encore victorieusement à Saint-Dizier.

Inspecteur général de l’organisation de la cavalerie dans les places de Lunéville et Nancy sous la Restauration, il reçoit la croix de Saint-Louis et le grand cordon de la Légion d’honneur. Il participe à la campagne de juin 1815, à la tête du IIIe Corps de cavalerie, avec lequel il prend part aux batailles des Quatre-Bras et de Waterloo. De retour à Paris, François Étienne Kellermann fut chargé, quelque temps après,  d’apporter à Louis XVIII la soumission de l’armée de la Loire. Après avoir hérité du titre de duc de son père, Kellermann décédera le 2 juin 1835.

Sources

  • Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850, François Étienne Kellermann,1852

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François Étienne Kellermann est un officier français, représentatif du cercle des officiers disparus de Metz.

A propos Erasmus

L'auteur est un patriote européen, attaché à la démocratie. Il condamne tous les extrémismes, qu'ils soient religieux ou politiques.
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