Liste non exhaustive des officiers de Metz

L’auteur ne juge pas les officiers qu’il présente sur ce site. Il ne s’intéresse qu’à la carrière militaire des officiers messins, ayant accompli leur devoir avec discipline et honneur. L’auteur donne un aperçu biographique aussi neutre que possible de chaque officier, sans porter de jugement a posteriori sur des actes déjà jugés par l’Histoire. Cette approche historique, volontairement détachée de son objet, explique l’absence des officiers nés à Metz après 1925.

NB :Les officiers allemands de Metz sont nés durant l’Annexion de la Lorraine à l’Empire allemand. Comme les autres villes du département de la Moselle, Metz était alors une ville allemande du Reichland Elsaß-Lothringen.
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Robert Chauvin (1920-1942) : Aviateur français

Robert Chauvin (1920-1942) est un aviateur français de la Seconde Guerre mondiale. Français libre, il rejoignit les Forces aériennes françaises libres en juillet 1940 et fut porté disparu en mission le 31 août 1942.

Biographie

Fils d’un pilote de l’aéroclub messin, Robert Chauvin naît à Metz, le 9 juillet 1920 peu après la rétrocession de la Moselle à la France. Breveté pilote civil à 16 ans, par dérogation du ministère de l’Air, Robert Chauvin s’engage en avril 1938 dans l’armée de l’air française. Affecté au bataillon de l’Air 105 de Lyon, il est envoyé à l’École de Pilotage de l’Aviation Populaire d’Ambérieu-en-Bugey. Chauvin est breveté pilote militaire le 3 juillet 1939, à la veille de la guerre.

Seconde Guerre mondiale

Sélectionné pour la chasse, Chauvin fait un stage de perfectionnement à Étampes. Affecté en décembre 1939, comme sous-officier, au centre d’instruction du bombardement à Marrakech, il effectue plusieurs missions de reconnaissance en Tunisie. Affecté en juin à la base aérienne de Blida, il décide de rejoindre l’Angleterre, où il arrive le 12 juillet 1940.

Il s’engage immédiatement dans les Forces aériennes françaises libres. Affecté à l’ Operationnal Training Unit 6 de Sutton Bridge, Chauvin est promu sergent-chef en mars 1941. Le 9 juin 1941, il est affecté au Squadron 248, basé à Bircham Newton, où il effectue des missions de surveillance côtière et de reconnaissance. Promu sous-lieutenant en septembre 1941, Robert Chauvin est affecté à l’ Oversea Air Depatch Unit. Il livre alors des appareils sur l’île de Malte et participe, en octobre 1941, à des opérations avec le Squadron 272.

De retour dans son escadrille, il participe aux missions sur la Norvège, notamment à l’attaque du cuirassé Prinz Eugen, le 12 mai 1942, et au repérage du cuirassé Tirpitz, le 26 mai 1942. Après une nouvelle mission sur l’île de Malte, il est affecté au Squadron 236 fin août 1942. Parti en mission de reconnaissance sur un Bristol Beaufighter, Robert Chauvin est porté disparu le 31 août 1942. Le 9 septembre 1942, il fut cité à l’ordre de l’Armée de l’Air.

Distinctions

* Chevalier de la Légion d’honneur ;
* Croix de guerre 1939-1945 avec Palme ;
* Citation à l’ordre de l’Armée de l’Air, le 9 septembre 1942.

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Robert Chauvin est un officier français, représentatif du cercle des officiers disparus de Metz.

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Wilhelm Loos (1911-1988) : Officier allemand

Wilhelm Loos (27 décembre 1911 à Metz – 28 décembre 1988 à Kiel) est un officier allemand de la Seconde Guerre mondiale. Il fut récipiendaire de la Croix de chevalier de la Croix de fer, en avril 1944  et de l’Agrafe de combat rapproché en or  en mai 1944. De 1956 à 1969, il reprit du service dans la Bundeswehr, l’armée de la République fédérale d’Allemagne.

Biographie

Wilhelm Loos naît le 27 décembre 1911 à Metz, une ville de garnison animée du Reichsland Elsaß-Lothringen. Avec sa ceinture fortifiée, Metz est alors la première place forte du Reich allemand, constituant une pépinière de militaires d’exception. Trop jeune pour se battre pendant la Première Guerre mondiale, le jeune Wilhelm se tourne naturellement vers le métier des armes.

Entre-deux-guerres

Sur les traces de ses ainés Heinz Harmel ou Johannes Mühlenkamp, Wilhelm Loos s’engage dans l’armée allemande. Affecté au 76e Infanterie-Regiment, un régiment d’infanterie motorisé de la Wehrmacht, stationné dans le Wehrkreis X, Wilhelm Loos participe à la campagne d’annexion des Sudètes, en octobre 1938.

Seconde Guerre mondiale

Lorsque la guerre éclate, Wilhelm Loos participe avec son régiment, intégré à la 20e division d’infanterie, à l’invasion de la pologne. De retour à Hamburg, il reçoit la Croix de fer de 2e classe, le 7 novembre 1939. Au printemps 1940, il participe à l’invasion de la Belgique et des Pays-bas, puis en juin, à l’invasion de la France. Après les combats, il reçoit la Croix de fer 1re classe, le 9 août 1940. Son régiment est envoyé sur le front de l’Est, dans la région de Bialystok-Minsk, puis au front près de Smolensk. Les combats se poursuivent devant Nowgorod. Alors qu’il commande la 11e section du 76e régiment d’infanterie, Loos reçoit la Croix allemande en or le 31 janvier 1942.

En octobre 1942, son régiment est reformé pour devenir le Grenadier-Regiment (mot.) 76. En 1943, le régiment se bat sur le front de l’Est dans le groupe d’armée centre, puis dans le groupe d’armée Sud. Alors qu’il commande la 10e compagnie, Loos reçoit la Nahkampfspange, l’Agrafe de combat rapproché, en bronze en février 1944, puis en argent un mois plus tard. Le 21 avril 1944, Wilhelm Loos est décoré de la prestigieuse Ritterkreuz. Un mois plus tard, le 18 mai 1944, il reçoit en outre la Nahkampfspange en or.

Après guerre

Après la guerre, en 1956, Wilhelm Loo reprend du service dans la Bundeswehr, la nouvelle armée allemande. Il reste en activité jusqu’en 1969, partant à la retraite avec le grade de Oberstleutnant, lieutenant-colonel. Wilhelm Loo s’éteignit le 28 décembre 1988, à Kiel dans le Schleswig-Holstein.

Distinctions et décorations

* Ritterkreuz des Eisernen Kreuzes, le 21 avril 1944 ( Chef 10. / Grenadier-Regiment 76 );
* Nahkampfspange in Gold, le 18 mai 1944 ( Kompaniechef 10. / Grenadier-Regiment 76 );
* Infanterie-Sturmabzeichen;
* Kriegsverdienstkreuz mit Schwertern IIe classe, avec glaive;
* Deutsches Kreuz en or, le 31 janvier 1942;
* Medaille « Winterschlacht im Osten 1941/42 » (Ostmedaille);
* Eisernes Kreuz, IIe classe (7 novembre 1939) et Ire classe (9 août 1940);
* Dienstauszeichnung der Wehrmacht IVe classe;
* Medaille zur Erinnerung an den 1. Oktober 1938.

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Wilhelm Loos est un officier allemand, représentatif du cercle des officiers disparus de Metz.

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Eduard Schützek (1890-1979) : Général allemand de la Luftwaffe

Eduard Schützek (1890-1979) est un général allemand de la Luftwaffe, actif pendant la Seconde Guerre mondiale. Il fut chef des transmissions du secteur nord-est à l’état-major de la Luftwaffe, en 1945.

Biographie

Eduard Schützek naît le 31 octobre 1890, à Metz, une ville de garnison animée du Reichsland Elsaß-Lothringen. Avec sa ceinture fortifiée, Metz est alors la première place forte du Reich allemand, constituant une véritable pépinière de militaires d’exception.

Première Guerre mondiale

Volontaire, Eduard Schützek s’engage à 24 ans dans la Deutsches Heer, le 1er février 1915. Gefreiter der Reserve en septembre 1915, il est affecté dans les transmissions. Il gravit rapidement les échelons hiérarchiques. Sergent en février 1916, il est promu Vizefeldwebel, adjudant, en mai 1916 et Leutnant, sous-lieutenant, le 18 novembre 1916. Schützek participe aux opérations militaires avec la 25e Infanterie-Division, d’abord au 2e bataillon de transmissions, puis avec d’autres unités. Il termine la guerre comme officier subalterne.

Entre-deux-guerres

Eduard Schützek s’engage dans la police le 20 janvier 1920 avec le grade de Polizei-Leutnant. Comme ses compatriotes Johannes Hintz et Sigmund von Imhoff, Schützek fait carrière dans la police de la République de Weimar. Promu Oberleutnant, lieutenant de police, à Allenstein, le 13 juillet 1921, il est promu Polizei-Hauptmann, capitaine de police, à Königsberg, le 24 mai 1924. Affecté ensuite à Kassel en 1930, puis à Stettin en 1933, il est promu Polizei-Major, commandant de police, en janvier 1935. En août 1935, Schützek quitte la police pour la Luftwaffe, avec le grade de Major, commandant. Schützek est nommé commandant de la Luftnachrichten-Schule de Halle, l’école des transmissions de l’armée de l’air allemande. Le 17 février 1936, il est affecté, comme spécialiste des transmissions, au Luftkreis-Kommando I, l’état-major du 1er district aérien. En septembre 1936, il prend la tête du Luftnachrichten-Abteilung I, un détachement dédié aux transmissions de la Luftwaffe. En mars 1938, il est promu Oberstleutnant, lieutenant-colonel, et prend la tête du Luftgau–Nachrichten-Regiment 3. Nommé chef des transmissions du Luftgau-Kdo. III en septembre 1939, il occupe ce poste lorsque la guerre éclate.

Seconde Guerre mondiale

Nommé chef des transmissions du Luftgau-Kdo. III en septembre 1939, Schützek occupe ce poste lorsque la guerre éclate. Il quitte le 3e régiment pour le 1er régiment de transmissions en octobre 1939, lorsqu’il est nommé chef des transmissions du Flakkorps I, le 1er corps de la défense anti-aérienne allemande. En avril 1940, il est promu Oberst, colonel. Le 22 juin 1940, Schützek est nommé chef du personnel du Flugmelde-Inspizient, le service d’inspection de la Luftwaffe. En avril 1942, il est nommé adjoint du Höherer Nachrichtenführer, le chef des transmissions de la Luftflotte 1. En juin 1942, il est aussi nommé chef des transmissions du 10e Flak-Korps. Le 12 juin 1943, il est nommé Höherer Nachrichtenführer de la Luftflotte 2, la 2e flotte aérienne allemande. Promu Generalmajor, général de brigade, en octobre 1943, Eduard Schützek est affecté au Flugmelde-Inspizient d.Lw, le service d’inspection de la Luftwaffe, en décembre 1943. Le général Schützek occupera ce poste jusqu’en avril 1945. Peu avant la défaite, le 11 avril 1945, Schützek est nommé responsable des transmissions, pour le secteur nord-est, à l’état-major de la Luftwaffe. Fait prisonnier par les Alliés le 8 mai 1945, il est finalement libéré le 26 juin 1947.

Eduard Schützek décèdera à Wiesbaden, en Allemagne, le 6 janvier 1979. Il repose au cimetière Biebrich de la commune.

Sources

* Henry L. deZeng IV, Douglas G. Stanke: Luftwaffe Officer Career Summaries – Luftwaffe Officers 1935 – 1945, Section S – Z, avril 2012

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Eduard Schützek est un officier allemand, représentatif du cercle des officiers disparus de Metz.

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Bernhard Wintzer ( 1905 – ap.1945) : Officier supérieur de la Luftwaffe

Bernhard Wintzer ( 1905 – ap.1945) est un officier supérieur de la Luftwaffe, actif durant la Seconde Guerre mondiale. A partir de 1944, il commanda le Fallschirm-Artillerie-Regiment 5.

Biographie

Fils du général Karl Wintzer et d’Else Augustin, Bernd Wintzer naît le 21 juillet 1905, à Metz, une ville de garnison animée du Reichsland Elsaß-Lothringen. Avec sa ceinture fortifiée, Metz est alors la première place forte du Reich allemand, constituant une pépinière de militaires d’exception. Comme Heinz Harmel, le jeune Bernhard se tourne naturellement vers une carrière militaire.

Entre-deux-guerres

Bernhard Wintzer s’engage en avril 1924 dans la nouvelle armée allemande, la Reichswehr. Il sert dans l’artillerie. Le 10 octobre 1932, Wintzer est envoyé à la Fliegerschule Braunschweig, l’école de l’armée de lair de Brunswick pour devenir observateur. Ayant réussi son stage de formation, en mars 1934, Wintzer quitte l’artillerie pour la Luftwaffe. Il suit alors une nouvelle formation dans le domaine de la photographie aérienne à Berlin. Promu Hauptmann, capitaine, en octobre 1934, Wintzer suit la Luftkreisschule II, l’école de l’air de Berlin, de juin à septembre 1935. Bien noté, il suit immédiatement une formation d’état-major à la Luftkriegsakademie de Berlin-Gatow, qu’il termine en mars 1937. Le 1er mai 1937, le capitaine Wintzer est affecté à la 3e section de l’Etat-major de la Luftwaffe. Le 16 février 1938, il est affecté comme Staffelkapitän, à l’ Aufklärungsgruppe 24, une unité dédiée à la reconnaissance aérienne. Promu Major, commandant le 15 février 1939, il prend la tête de l’Aufklärungsgruppe 22.

Seconde Guerre mondiale

De l’Aufklärungsgruppe 22, le commandant Wintzer est envoyé à la Luftkriegschule Dresden, l’école de guerre de l’armée de l’air de Dresde, en novembre 1939. A l’issu de la formation, Wintzer est nommé Kommandeur d’une unité de l’Armeeoberkommando I (AOK 1), un poste qu’il occupe d’octobre 1940 à avril 1941. Du 19 avril 1941 au 25 décembre 1941, il commande une unité de l’AOK 11. Il est affecté ensuite dans l’ Fernaufkärungsgruppe 4, une unité de reconnaissance à long rayon d’action. Promu major, commandant, le 1er juin 1942, il en prend le commandement en juin et juillet 1942. Affecté le 1er août 1942, à la Gefechtsverband Nord Stab, un détachement de la Luftflotte 1, le commandant Wintzer est affecté à la Fliegerbildschule de Hildesheim, le 1er decembre 1942.

Promu Oberstleutnant, lieutenant colonel, en juin 1943, il est nommé responsable du personnel à l’état-major du IIe Fliegerkorps de Bülowius. En septembre 1943, il est affecté au Luftgau-Kommando Westfrankreich, l’état-major du district aérien de l’ouest de la France. En février 1944, il est affecté à l’Oberkommando de la Luftwaffe, comme chef d’état-major de la 8e section. Il y est promu Oberst, colonel, en mars 1944. Affecté à l’état-major de la 1. Fallschirm-Armee, la 1re armée parachutiste de la Luftwaffe, en octobre 1944, le colonel Wintzer commande le Fallschirm-Artillerie-Regiment 5 à partir du 20 décembre 1944. Le régiment, reformé au printemps 1944 en Hollande, dépend de la 7e Fallschirm-Jäger-Division, une divisions de parachutistes de la 1re armée de la Luftwaffe. Il commande cette unité jusqu’à la fin des hostilités, en mai 1945.

Distinctions

* Medaille zur Erinnerung an den 1. Oktober 1938 ;
* Kriegsverdienstkreuz, 2e classe: 1er septembre 1941 ;
* Eisernes Kreuz, 2e classe: 21 janvier 1942 ;
* Frontflugspange en bronze: 23 avril 1942 ;
* Eisernes Kreuz, 1ère classe: 15 mai 1942 ;
* Medaille « Winterschlacht Im Osten 1941/42 »: 15 août 1942 ;
* Medaille « Kreuzzug gegen den Kommunismus », mit Spange in Silber (Roumanie): 26 mai 1943.

Sources

* Henry L. deZeng IV, Douglas G. Stanke: Luftwaffe Officer Career Summaries – Luftwaffe Officers 1935 – 1945, t.5, Section S-Z, avril 2012 (pp.371-372)

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Bernhard Wintzer est un officier allemand, représentatif du cercle des officiers disparus de Metz.

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Josef Gutzeit (1894-1975) : Général de brigade allemand

Josef Gutzeit (Metz-Plantières, 18 novembre 1894 – Quickborn, 5 juin 1975) est un général allemand de la Seconde Guerre mondiale. D’avril 1944 jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale, il fut responsable du ravitaillement à l’État-major du Groupe d’armées Sud.

Biographie

Josef Gutzeit naît le 18 novembre 1894, à Metz-Plantière, une ville de garnison animée du Reichsland Elsaß-Lothringen. Avec sa ceinture fortifiée, Metz est alors la première place forte du Reich allemand, constituant une pépinière de militaires d’exception. Comme ses compatriotes Hans-Albrecht Lehmann, Kurt Haseloff ou Edgar Feuchtinger, le jeune josef se tourne vers la carrière des armes.

Première Guerre mondiale

Peu après la déclaration de guerre, Josef Gutzeit s’engage le 12 août 1914 dans l’armée impériale allemande. Il est affecté comme Fahnenjunker dans le Metzer Infanterie-Regiment Nr. 98, une unité du XVIe Armeekorps basée à Metz. Il restera dans ce régiment jusqu’à la fin des hostilités. Promu Leutnant, sous-lieutenant, le 22 mars 1915, Gutzeit est nommé chef de section. Promu Charakter als Oberleutnant, lieutenant, en novembre 1918, Gutzeit est finalement nommé chef de compagnie. Il termine la guerre dans ce grade en novembre 1918.

Entre-deux-guerres

Après guerre, en 1919, le lieutenant Gutzeit est engagé dans la Freiwilligen-Division de Lettow-Vorbeck. Devant les troubles qui agitent l’Allemagne, il n’hésite pas à poursuivre sa carrière dans la police. Il intègre les services de police la même année. Il est aussitôt affecté dans la police de Groß-Hamburg en octobre 1919 . Promu Polizei-Hauptmann, puis Polizei-Major, commandant de police, il est réintégré dans l’armée d’active le 15 octobre 1935. Son expérience lui permet de devenir instructeur à l’école de cavalerie de Hanovre, au département IV. Le 1er octobre 1936, il est nommé ‘’Kommandeur’’ du 9e bataillon motorisé. Confirmé dans son grade de Major le 15 octobre 1936, Gutzeit est promu Oberstleutnant, lieutenant-colonel, le 1er janvier 1938.

Seconde Guerre mondiale

Le 26 août 1939, à la veille de la Seconde Guerre mondiale, le lieutenant-colonel Gutzeit est nommé responsable de l’approvisionnement de la 1re armée allemande. Le 5 mars 1940, Gutzeit est nommé responsable de l’approvisionnement du Panzergruppe von Kleist du XXIIe Armeekorps. Détaché à l’OKW en juillet 1940 pour évaluer le ravitaillement nécessaire à l’Opération Seelöwe, il est de nouveau détaché, en septembre 1940, à Neuruppin, pour planifier le ravitaillement nécessaire aux opérations militaires en Afrique. Le 1er octobre 1940, il est promu Oberst. Nommé chef de l’approvisionnement de la 12e armée allemande en janvier 1941, il est nommé responsable de l’approvisionnement du Groupe d’armées Centre le 1er juillet 1941.

En avril 1942, le colonel Gutzeit est nommé responsable de l’approvisionnement du Groupe d’armées B. En octobre 1942, il est désigné pour suivre l’approvisionnement au sein de la 11e armée, du futur Groupe d’armées Don. En décembre 1942, il tombe malade et doit être hospitalisé jusqu’en mars 1943. De retour à son poste en mars 1943, il est nommé responsable de l’approvisionnement de la Nachschubtruppenschule Otwock, près de Varsovie.

Promu Generalmajor, général de brigade, le 1er août 1943, il reste à son poste jusqu’en avril 1944. Toujours officier d’état-major, il est nommé responsable de l’approvisionnement du Groupe d’armées Sud en avril 1944, et responsable du ravitaillement aérien de Budapest. Devant l’avancée des troupes alliées, il sera ensuite chargé du ravitaillement des troupes dans les Alpes. Le général Gutzeit resta au même poste, jusqu’à la fin de la guerre, ne partant en captivité qu’en mai 1945.

Libéré en 1947, Josef Gutzeit s’éteindra à Quickborn, dans le Schleswig-Holstein, le 5 juin 1975.

États de services

* Leutnant (22 mars 1915);
* Charakter als Oberleutnant (novembre 1918);
* Polizei-Hauptmann; Polizei-Major;
* Major (15 Oct 1936); Oberstleutnant (1er janvier 1938);
* Oberst (1er octobre 1940);
* Generalmajor (1er août 1943)

Distinctions

* Deutsches Kreuz in Silber
* Kriegsverdienstkreuz 1.Klasse mit Schwertern
* Kriegsverdienstkreuz 2.Klasse mit Schwertern

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Josef Gutzeit est un officier allemand, représentatif du cercle des officiers disparus de Metz.

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Erich Knitterscheid (1892-1981) : haut fonctionnaire du ministère allemand de la défense

Erich Knitterscheid (1892-1981) était un haut fonctionnaire du ministère allemand de la défense. Generalintendant durant la Seconde Guerre mondiale, il dirigea le département V 6 de l’ OKH.

Biographie

Fils d’un architecte, Erich Otto Anton Knitterscheid naît le 9 septembre 1892 à Metz, une ville de garnison animée du Reichsland Elsaß-Lothringen. Avec sa ceinture fortifiée, Metz est alors la première place forte du Reich allemand, constituant une pépinière de militaires d’exception. Le jeune Erich se tourne vers une carrière de juriste. Il poursuit des études de Droit jusqu’à son doctorat. Erich Otto Knitterscheid se marie en juin 1924 à Francfort-sur-le-Main.

Sa formation de juriste lui permet d’intégrer l’Intendance militaire de l’armée allemande. Le 1er décembre 1943, Knitterscheid est promu Generalintendant de l’Intendantur. Ce grade avait été créé le 20 décembre 1939, et correspondait à celui d’un Generalmajor de la Heer. Il dirigea le département V 6 de l‘Oberkommando des Heeres. Dans les années 1950, dans le cadre de la modernisation socio-économique de la République fédérale allemande, il fut de nouveau consulté au sujet des infrastructures des forces armées en Allemagne.

Le Dr. Knitterscheid est l’auteur de publications en Droit. Il décéda le 17 février 1981 à Cologne, en Rhénanie-du-Nord-Westphalie.

États de services

Generalintendant (01 décembre 1943)

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Erich Knitterscheid est un officier allemand, représentatif du cercle des officiers disparus de Metz.

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Otto Behrendt (1880-ap.1945) : Officier supérieur de la Kriegsmarine

Otto Behrendt (1880-ap.1945)  est un officier supérieur de la Kriegsmarine de la Seconde Guerre mondiale. Il fut responsable de l’ Heimatverwaltung Ausland de février 1941 à janvier 1945.

Biographie

Otto Behrendt naît le 24 octobre 1880 à Metz, une ville de garnison animée du Reichsland Elsaß-Lothringen. Avec sa ceinture fortifiée, Metz est alors la première place forte du Reich allemand, constituant une pépinière de militaires d’exception. Si le jeune Otto est attiré par le métier des armes, rien ne le destine à une carrière dans la marine. Pourtant, sur les traces de son aîné Hans Benda, Otto Behrendt s’engage dans la Kaiserliche Marine.

Première Guerre mondiale

Peu après, la Première Guerre mondiale éclate. Otto Behrendt sert durant toute la Première Guerre mondiale dans la marine impériale allemande. Après la guerre, Otto Behrendt continue sa carrière dans la Reichsmarine, puis dans la Kriegsmarine. D’octobre 1935 à mars 1940, il sert comme Verwaltungs-Offizier, officier d’état-major, au Küstenbefehlshaber Ostfriesland, basé à Wilhelmshaven.

Seconde Guerre mondiale

Toujours officier d’état-major au Küstenbefehlshaber Ostfriesland, Behrendt est placé en réserve en mars 1940. Placé sous les ordres de l’amiral Densch, le capitaine de frégate Otto Behrendt reprend du service en février 1941. Il est nommé responsable d’un département du Marineoberkommando der Nordsee, le Heimatverwaltung Ausland. Il occupe ce poste jusqu’en janvier 1945. Le 1er janvier 1945, Behrendt est promu Kapitän zur See. Suspendu à cette date en attente d’une nouvelle affectation, le capitaine de vaisseau Behrendt est retiré du service actif le 30 avril 1945.

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Otto Behrendt est un officier allemand, représentatif du cercle des officiers disparus de Metz.

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